| APMEP | Histoire d’algorithmes. Du caillou à la puce. |
- 15 décembre 2010 -
par Jean-Luc Chabert, Éveline Barbin,
Michel Guillemot, Anne Michel-Pajus,
Jacques Borowczyk, Ahmed Djebbar,
Jean-Claude Martzloff,
Belin, avril 2010.>br>
608 p. en 17 x 24. 36 €.
ISBN : 978-2-7011-5518-0.
Seconde édition d’un ouvrage paru en 1994 et analysé dans le n°395 de notre Bulletin, (septembre 1994, p. 453) par Henri Bareil qui écrivait : « deux très bons index, … excellente présentation, … luxuriance d’algorithmes, … un ouvrage emballant à la fois éblouissant, solide et digeste, à mettre sans tarder dans toute bibliothèque … ». Je ne reproduis pas la table des matières que l’on trouvera par exemple dans Publimath.
Je me rallie pleinement à cet enthousiasme, d’autant plus justifié que le mot algorithme figure maintenant dans les programmes du lycée, et que les très nombreux exemples développés dans le livre autour de textes historiques pourront être proposés au bon moment.
Dans une Introduction à la seconde édition,
les auteurs explicitent les nouveautés par rapport
à la première :
nouvelle couverture,
corrections de coquilles signalées en particulier
dans la mise au point de la version
anglaise (Springer-Verlag, 1999),
références bibliographiques récentes,
– ajout d’un Épilogue de seize pages : Écritures,
temps, hasard :
1. Écritures et langages.
2. Récursivité et complexités (Récursivité,
La tour de Hanoï, Complexités).
3. Algorithmes et hasard (Nombres pseudoaléatoires,
Tests probabilistes, Algorithmes
quantiques)
Il est de plus en plus difficile de suivre l’actualité
et les progrès de plus en plus rapides
de notre discipline, et il faut féliciter les
auteurs de ces compléments, mais pourquoi,
par exemple au chapitre 5 consacré à
, s’arrêter
à 1999, ne pas citer le livre « Autour du
nombre
» de P. Eymard et J.-P. Lafon
(Hermann 1999) et ne pas parler de l’algorithme
de Plouffe (1997) donnant un chiffre
de rang fixé dans l’écriture binaire de
? Je
m’étonne aussi que le nom des Lions
(Jacques-Louis et Pierre-Louis) n’apparaisse
pas tout au long de l’ouvrage et que les travaux
de Christine Proust sur les tablettes
babyloniennes ne soient pas mentionnés.
Espérons que le succès de cette seconde édition permettra aux auteurs d’en préparer une troisième exempte de tout défaut.
Paul-Louis HENNEQUIN
